Audiogrammes

Radio Liban 96.2FM

Archive for October 2011

Intoxicated

leave a comment »




That’s me imitating Gainsbarre when I was around 2.
Last night was the first time this month I went to sleep without being intoxicated: stayed home and watched Gainsbourg (Vie Héroique).
That was a first too: hadn’t been able to concentrate long enough to finish a videoclip, let alone a whole movie.
It’s not a biography, it’s a poetic cartoon-like reading of the Gainsbourg myth with a lot of very charming moments despite trying too hard to recreate mannerisms and a slightly abrupt ending (or maybe that was me dozing off?)

Anyway, one of the best moments is Serge’s meeting with Boris Vian. Great mashup!






Je bois
Systématiquement
Pour oublier les amis de ma femme
Je bois
Systématiquement
Pour oublier tous mes emmerdements

Je bois
À trop forte dose
Je vois
Des éléphants roses
Des araignées sur le plastron
D’ mon smoking
Des chauves-souris au plafond
Du living-
room

La vie vaut-elle d’être vécue
L’amour vaut-il qu’on soit cocu
Je pose ces deux questions
Auxquelles personne ne répond… et

Eh toi
Dis-moi quelque chose
Tu es là
Comme un marbre rose
Aussi glacée que le plastron
D’ mon smoking
Aussi pâle que le plafond
Du living-
room

Je bois
Dès que j’ai des loisirs
Pour être saoul, pour ne plus voir ma gueule
Je bois
Sans y prendre plaisir
Pour pas me dire qu’il faudrait en finir…

L’amour
Ne m’ dit plus grand-chose
Toujours
Ces éléphants roses
Ces araignées sur le plastron
Systématiquement
Ces chauves-souris au plafond
Tous mes emmerdements

Je bois
Je bois



And we continue with a beautiful cover. A few posts back we had Bashung covering Serge.
This time it’s Keren Ann covering Alain.
Best track on Tels Alain Bashung and one of the reasons I believe the hype regarding this singer whose middle name is trouble.





C’est pas facile, facile de s’foutre en l’air
Ca coûte, ça coûte, ça coûte très cher
Je vais me faire la peau, je vais me tirer la chasse d’eau
Dans les WC de mon petit studio

C’est pas facile, facile de se foutre en l’air
C’est pour les riches les somnifères
La roulette russe c’est complètement idiot
Quand on peut mourir d’un coup de chasse d’eau

Je fume pour oublier que tu bois
Je fais comme chez moi
Je renvoie la fumée sur un poster de toi

La vie c’est comme une overdose
Tu prends tout tout de suite
Tu en crêves et vite
Et si tu prends pas, c’est la vie qui t’a

Je suis bien, bien, très bien dans mon cagibi
Y’a des journaux, alors j’les lis…
Ils disent que le bonheur
C’est peut-être qu’un bobard

Je m’en fous, j’attendrai pas la fin de mon histoire



And today, I watched Where Do We Go Now? Nadine Labaki’s latest overhyped offering.
I won’t be a prick but honestly, let’s stop using big words to describe this movie. Actually I won’t even bother to formulate my opinion.
Let’s just say there’s a very catchy song that fits today’s theme:





A few years back I did an intoxication special on my radio show.
I had pre-recorded it and was busy with family when I got a phone call while the show was being aired.
It was Ghassan Rahbani. He’d taken my number from the radio station and insisted on talking to me!
The problem was this track:





Like a lot of people, I thought this was a song by Ziad Rahbani: if you google Dawwerha, his name comes up (a lot!).
Turns out the song is by The Bendaly family. The ones behind Do you Love Me? and Ghassan was sick of having his cousin bad-mouthed.
I issued an official apology on my next show and make sure to credit these guys, that have been receiving a lot of coverage recently because of another track I strongly recommend.

Pipe

leave a comment »




Ça fait 30 ans jour pour jour que Georges Brassens nous a quitté. Il aurait eu 90 ans!
Je vous avoue que c’est celui de la Trinité que j’ai découvert en dernier. Après Brel, évidemment, et même après Ferré, qui aurait du être plus difficile d’accès.
Barbara – quant à elle – n’est pas l’immmaculée conception, plutôt la mante religieuse. Et Gainsbourg a toujours été le vilain petit canard.
Moustaki, enfin, a toujours eu le rôle de l’Outsider. Mais il a écrit l’un des plus beaux hommages à Brassens





Les amis de Georges étaient un peu anars
Ils marchaient au gros rouge et grattaient leurs guitares
Ils semblaient tous issus de la même famille
Timides et paillards et tendres avec les filles
Ils avaient vu la guerre ou étaient nés après
Et s’étaient retrouvés à Saint-Germain-des-Prés
Et s’il leur arrivait parfois de travailler
Personne n’aurait perdu sa vie pour la gagner

Les amis de Georges avaient les cheveux longs
A l’époque ce n’était pas encore de saison
Ils connaissaient Verlaine, Hugo, François Villon
Avant qu’on les enferme dans des microsillons
Ils juraient, ils sacraient, insultaient les bourgeois
Mais savaient offrir des fleurs aux filles de joie
Quitte à les braconner dans les jardins publics
En jouant à cache-cache avec l’ombre des flics

Les amis de Georges, on les reconnaissait
A leur manière de n’être pas trop pressés
De rentrer dans le rang pour devenir quelqu’un
Ils traversaient la vie comme des arlequins
Certains le sont restés, d’autres ont disparu
Certains ont même la Légion d’honneur – qui l’eût cru?
Mais la plupart d’entre eux n’ont pas bougé d’un poil
Ils se baladent encore la tête dans les étoiles

Les amis de Georges n’ont pas beaucoup vieilli
A les voir on dirait qu’ils auraient rajeuni
Le cheveu est plus long, la guitare toujours là
C’est toujours l’ami Georges qui donne le la
Mais tout comme lui ils ne savent toujours pas
Rejoindre le troupeau ou bien marcher au pas
Dans les rues de Paris, sur les routes de province
Ils mendient quelquefois avec des airs de prince
En chantant des chansons du dénommé Brassens



Il y a quelques semaines j’ai écouté ce podcast qui m’a fait réaliser que je n’avais pas encore fait le tour de toute l’oeuvre de Brassens. Pour lui rendre hommage à ma façon voici quelques unes de ces découvertes. Du Swing?





On oublie le Brassens provocateur qui foutait la merde à chaque fois qu’on voulait l’élever au statut de légende vivante etc… et on revient sur les chansons de salle de garde





Les chansons de salle de garde
Ont toujours été de mon goût,
Et je suis bien malheureux, car de
Nos jours on n’en crée plus beaucoup.
Pour ajouter au patrimoine
Folklorique des carabins,
J’en ai fait une, putain de moine,
Plaise à Dieu qu’elle plaise aux copains.

Ancienne enfant de Marie-salope
Mélanie, la bonne au curé,
Dedans ses trompes de Fallope,
S’introduit des cierges sacrés.
Des cierges de cire d’abeille
Plus onéreux, mais bien meilleurs,
Dame! la qualité se paye
A Saint-Sulpice, comme ailleurs.

Quand son bon maître lui dit: “Est-ce
Trop vous demander Mélanie,
De n’user, par délicatesse,
Que de cierges non encore bénits?”
Du tac au tac, elle réplique
Moi, je préfère qu’ils le soient,
Car je suis bonne catholique
Elle a raison, ça va de soi…



Misogyne, lui?



Misogynie à part, le sage avait raison:
Il y a les emmerdantes, on en trouve à foison,
En foule elles se pressent.
Il y a les emmerdeuses, un peu plus raffinées,
Et puis, très nettement au-dessus du panier,
Y’a les emmerderesses.

La mienne, à elle seule, sur toutes surenchérit,
Elle relève à la fois des trois catégories,
Véritable prodige,
Emmerdante, emmerdeuse, emmerderesse itou,
Elle passe, elle dépasse, elle surpasse tout,
Elle m’emmerde, vous dis-je.



Je lui laisse le mot de la fin avec son Bulletin de santé





J’ai perdu mes bajou’s, j’ai perdu ma bedaine,
Et, ce, d’une façon si nette, si soudaine,
Qu’on me suppose un mal qui ne pardonne pas,
Qui se rit d’Esculape et le laisse baba.

Le monstre du Loch Ness ne faisant plus recette
Durant les moments creux dans certaines gazettes,
Systématiquement, les nécrologues jou’nt,
À me mettre au linceul sous des feuilles de chou.

Or, lassé de servir de tête de massacre,
Des contes à mourir debout qu’on me consacre,
Moi qui me porte bien, qui respir’ la santé,
Je m’avance et je cri’ toute la vérité.

Toute la vérité, messieurs, je vous la livre
Si j’ai quitté les rangs des plus de deux cents livres,
C’est la faute à Mimi, à Lisette, à Ninon,
Et bien d’autres, j’ai pas la mémoire des noms.

Si j’ai trahi les gros, les joufflus, les obèses,
C’est que je baise, que je baise, que je baise
Comme un bouc, un bélier, une bête, une brut’,
Je suis hanté : le rut, le rut, le rut, le rut !

Qu’on me comprenne bien, j’ai l’âme du satyre
Et son comportement, mais ça ne veut point dire
Que j’en ai’ le talent, le géni’, loin s’en faut !
Pas une seule encor’ ne m’a crié ” bravo ! ”

Entre autres fines fleurs, je compte, sur ma liste
Rose, un bon nombre de femmes de journalistes
Qui, me pensant fichu, mettent toute leur foi
A m’donner du bonheur une dernière fois.

C’est beau, c’est généreux, c’est grand, c’est magnifique !
Et, dans les positions les plus pornographiques,
Je leur rends les honneurs à fesses rabattu’s
Sur des tas de bouillons, des paquets d’invendus.

Et voilà ce qui fait que, quand vos légitimes
Montrent leurs fesse’ au peuple ainsi qu’à vos intimes,
On peut souvent y lire, imprimés à l’envers,
Les échos, les petits potins, les faits divers.

Et si vous entendez sourdre, à travers les plinthes
Du boudoir de ces dam’s, des râles et des plaintes,
Ne dites pas : “C’est tonton Georges qui expire “,
Ce sont tout simplement les anges qui soupirent.

Et si vous entendez crier comme en quatorze :
“Debout ! Debout les morts ! ” ne bombez pas le torse,
C’est l’épouse exalté’ d’un rédacteur en chef
Qui m’incite à monter à l’assaut derechef.

Certe’, il m’arrive bien, revers de la médaille,
De laisser quelquefois des plum’s à la bataille…
Hippocrate dit : ” Oui, c’est des crêtes de coq”,
Et Gallien répond “Non, c’est des gonocoqu’s… ”

Tous les deux ont raison. Vénus parfois vous donne
De méchants coups de pied qu’un bon chrétien pardonne,
Car, s’ils causent du tort aux attributs virils,
Ils mettent rarement l’existence en péril.

Eh bien, oui, j’ai tout ça, rançon de mes fredaines.
La barque pour Cythère est mise en quarantaine.
Mais je n’ai pas encor, non, non, non, trois fois non,
Ce mal mystérieux dont on cache le nom.

Si j’ai trahi les gros, les joufflus, les obèses,
C’est que je baise, que je baise, que je baise
Comme un bouc, un bélier, une bête, une brut’,
Je suis hanté : le rut, le rut, le rut, le rut !

Written by audiogrammes

October 29, 2011 at 22:35

Lay

leave a comment »




I’m not wearing an iron armor
So if you wanna feel a little warmer
Any time be my guest
Lay your head on my chest

You should let me drive the car yo
And play good music on the stereo
From this town to the next
Lay your head on my chest






Herman Düne – Lay your head on my chest


My father calls his chest a runway. He used to encourage me to do sports in order for my chest to get larger and entice women to come and land on it. His selection would have been closer to Put Your Head On My Shoulder
And I could have played all my “chest songs” but i think I’ll stick with LAY. Not the chips…
Does this explain the picture of the plane landing… or could it have been “lay-over”?





Timber Timbre – Lay Down In The Tall Grass


Lay down and wait for you
with nothing but a piece of rope
Dreaming every night of you
Shaking at the sight
I’ll be dreaming every night of you
I’ll be shaking at the sight – of – you



Similar subject matter and imagery. Laying down on both sides of the grass…





This is the best cover of this Tom Waits song from the 2004 album Real Gone. If you want to download Agathe & Fine’s version of Green grass, have a look here. And go check their covers of Tom Waits’ Innocent When You Dream and Beirut’s Postcards from Italy. Watching girls playing ukuleles is quickly becoming a serious turn-on / fetish…


Lay your head where my heart used to be
Hold the earth above me
Lay down in the green grass
Remember when you loved me

Come closer don’t be shy
Stand beneath a rainy sky
The moon is over the rise
Think of me as a train goes by…



And now we get to the serious laying.
Unfortunately, Prince says: Come! lie beneath my shadow
So we go to Bob Dylan’s Country album Nashville Skyline for one of his most powerful declarations





Why wait any longer for the world to begin
You can have your cake and eat it too
Why wait any longer for the one you love
When he’s standing in front of you



Obviously with lyrics like that you’re bound to get Laid





Very catchy song. But the lyrics are rubbish.


This bed is on fire
With passionate love
The neighbors complain about the noises above
But she only comes when she’s on top

My therapist said not to see you no more
She said you’re like a disease without any cure
She said I’m so obsessed that I’m becoming a bore, oh no
Ah, you think you’re so pretty

Caught your hand inside a till
Slammed your fingers in the door
Fought with kitchen knives and skewers
Dressed me up in women’s clothes
Messed around with gender roles
Dye my eyes and call me pretty

Moved out of the house, so you moved next door
I locked you out, you cut a hole in the wall
I found you sleeping next to me, I thought I was alone
You’re driving me crazy, when are you coming home
Pretty
Pretty

Written by audiogrammes

October 29, 2011 at 09:35

Leih?

leave a comment »



A lot of people have been asking me why I’ve chosen this format.
Or why I chose a slightly darker theme for certain posts.
Trying to read into them as if they were a doorway to my soul.
Why am I doing it? Maybe this small text in French can clarify things. A friend sent it to me a few weeks ago and it’s from an article in Magazine Litéraire on Paul Ricoeur (I think).
Still hiding behind other people’s words. Hopefully mine will emerge soon enough.


La narration de sa propre vie, quelque forme qu’on lui donne, offre à chacun la liberté et la créativité de l’écrivain, mais aussi la satisfaction du lecteur – celle de découvrir une histoire cohérente et fouillée. Les variations, les détails incongrus et sans liens mutuels prennent sens dans une œuvre qui n’appartient qu’à soi





زياد الرحباني – هيك بتعمل هيك


….
أني عم بفكر أبقى اني …وياك، ليك، ليه عم تعمل هيك…
هاي تاني مرة بتحكيني هيك… ليك… ليه عم تعمل هيك…
ياحبيب الروح شو عم بتسوي… نايم تاركني عم ضوي…
ياعواطف حاجة تتلوي… هيك… صعبة العيشة هيك…



This song by Ziad Rahbani has been a favorite of mine since its release in 1995. Leih 3am ta3mel heik translates roughly as “Why are doing this?”
Now if we want another take on the same question, let’s go to Marianne Faithfull’s Why D’ya do it?





When I stole a twig from our little nest
And gave it to a bird with nothing in her beak,
I had my balls and my brains put into a vice
And twisted around for a whole fucking week.
Why’d ya do it, she said, why’d you let that trash
Get a hold of your cock, get stoned on my hash ?

Why’d ya do it she said, why’d you let her suck your cock ?
Oh, do me a favour, don’t put me in the dark.
Why’d ya do it, she said, they’re mine all your jewels,
You just tied me to the mast of the ship of fools.

Why’d ya do it, she said, when you know it makes me sore,
‘Cause she had cobwebs up her fanny and I believe in giving to the poor.
Why’d ya do it, she said, why’d you spit on my snatch ?
Are we out of love now, is this just a bad patch ?

Why’d ya do it, she said, why’d you do what you did ?
You drove my ego to a really bad skid.

Why’d you do it, she said, ain’t nothing to laugh,
You just tore all our kisses right in half!

Why’d ya do it, she said, why’d ya do what you did,
Betray my little oyster for such a low bitch.

Why’d ya do it, she said, why’d you do what you did ?
You drove my ego to a really bad skid.

Why’d ya do it, she screamed, after all we’ve said
Every time I see your dick I see her cunt in my bed.

The whole room was swirling,
Her lips were still curling.

Why’d ya do it, she said, why’d you do what you did
Why’d ya do it, she said, why’d you do what you did
Why’d ya do it, she said, why’d ya do it, she said,
Why’d you do what you did ?

Oh, big grey mother, I love you forever
With your barbed wire pussy and your good and bad weather.
Why’d ya do it, she said, why’d you do what you did …

Ah, I feel better now


I love the lyrics. Probably one of the best jealousy songs ever. It was initially released on Broken English, her comeback album in 1979. It’s weird to see her singing it in that video above: a bit older, in Irina Palm mode. Watch the trailer and the amazing bonus below and find this movie!
She reminds me a bit of Catherine Deneuve in Les Bien-Aimés.
Probably for the wrong reasons.





BONUS: (Don’t miss it!)





And one final song in order to justify the cover illustrating this post: Question Mark & the Mysterians.
Plus the lyrics work well with Irina Palm…





Do something to me
I’ve got to find love in a hurry
Do something to me
Help me to ease all the worry

Written by audiogrammes

October 28, 2011 at 18:59

Country

leave a comment »




– You won’t forget about me?

– I won’t forget about you. It’s cool. No matter where he takes you…Timbuktu, it don’t matter. ‘Cause we’re fate. You know? Nobody can stop fate. Nobody can.
And one of these nights soon…I’m gonna be comin’ for you.



I’ve been driving after midnight, shoulda been walkin’: it would have been closer to today’s theme.
Met a country-lover. The raunchier/louder stuff. But I couldn’t help but think of Patsy Cline.

Crazy
I’m Crazy for feeling so lonely






Here’s the original but you HAVE to check out this great version by the Kills.


So, anyway Patsy sang a lot of great country songs including “You belong to me”.
Rose McGowan covered it in Grindhouse: Planet Terror. But the Tarantino connection is even older since Bob Dylan’s version was used in Natural Born Killers (which was based on a script by Quentin)…
Sorry I got carried away with all this useless trivia I carry around.
Here’s the song and the small dialogue excerpt quoted above. Unfortunately it’s just a still.





See the pyramids along the Nile
Watch the sunrise on a tropic isle
Just remember darlin’ all the while
You belong to me

See the market place in Old Algiers
Send me photographs and souvenirs
Just remember when a dream appears
You belong to me

I’ll be so alone without you
Maybe you’ll be lonesome too, and blue

Fly the ocean in a silver plane
See the jungle when it’s wet with rain
Just remember ’til you’re home again
You belong to me



And now we go full circle. From “You Belong To Me” we skip to one of the most beautiful Dylan tracks ever. From Bringing It All Back Home: “She Belongs To Me”





But I prefer this version from the The Bootleg Series, Vol. 7: No Direction Home – The Soundtrack


She’s got everything she needs,
She’s an artist, she don’t look back.
She’s got everything she needs,
She’s an artist, she don’t look back.
She can take the dark out of the nighttime
And paint the daytime black.

Written by audiogrammes

October 27, 2011 at 19:18

Crying

leave a comment »




Ardisson: “Can one be happy again after such a relationship?”
Anna Karina: “One can be happy but in a different way.”
Godard: “I believe one can be much happier.”



Approximative translation taken from JLG and Anna Karina’s first meeting after 20 years.
Thank you for sharing Mr R.





Anna Karina est tout simplement bouleversée de se retrouver assise à côté de son ex-mari, Jean-Luc Godard. L’animateur lui a caché jusqu’à la dernière minute la présence du grand amour de sa vie, qu’elle n’a plus vu ni entendu depuis vingt ans. Elle quitte le plateau en larmes lorsque le cinéaste se montre maladroit – ou simplement goujat – au point de déclarer qu’il a été « plus heureux après la rupture ».
Pour plus d’infos


I remembered a friend used the same image from “Vivre sa vie” on Soundcloud for a track called Crying
Nothing to do with the Roy Orbison track that was covered in Spanish in David Lynch’s Mulholland Drive by Rebekah del Rio.





Really intense scene. Go and watch this movie!
You don’t have to get it the first or even the 6th time around…


And we end today’s Crying Game with Rickie Lee Jones’ cover of Gerry and the Pacemakers’ “Don’t Let The Sun Catch You Crying”.
Or why I’ve decided to become a vampire…





Don’t let the sun catch you cryin’
The night’s the time for all your tears
Your heart may be broken tonight
But tomorrow in the morning light
Don’t let the sun catch you cryin’
The night-time shadows disappear
And with them go all your tears
For the morning will bring joy
For every girl and boy
So don’t let the sun catch you cryin’
We know that cryin’s not a bad thing
But stop your cryin’ when the birds sing
It may be hard to discover
That you’ve been left for another
But don’t forget that love’s a game
And it can always come again
Oh don’t let the sun catch you cryin’
Don’t let the sun catch you cryin’, oh no
Oh, oh, oh

Written by audiogrammes

October 26, 2011 at 15:06

Bass

leave a comment »




Pronounced as in first, second, third and fourth
Not the Arabic version of basta! And definitely not the fish.
Just different basslines that have been haunting me all day.
This morning a friend declared this track “song of the week”





http://soundcloud.com/luckynumbermusic/friends-im-his-girl


I won’t be posting lyrics but you might want to check’em out anyway…

So is this the track of the week?
No. This is!
Thank you Knight Rider!





The bassline sounds so much like Lambchop’s cover of Curtis Mayfield’s “Give me your love” which also reminds me a lot of Ziad’s Abu Ali. I discovered this guy a few years ago with this gorgeous Jean-Baptiste Mondino video. He’s from Benghazi – Libya and he’s still making music.



Also, go download this amazing edit the BCE posted a few months back


Fakroun’s sound brought mid-eighties Gainsbarre to mind. All the synth-filled, twangy NYC-produced stuff from 1984: Love On the Beat?
No comment!





Anyway, I hear The Tick Of The Clock
It’s time to drive aimlessly once again.


Written by audiogrammes

October 24, 2011 at 18:28